Dans son Atlas publié en 1997, Michel Démares recensait 5 espèces présumées disparues dans la région Haute-Normandie.

Depuis, deux d'entre elles ont été retrouvées : Liparis loeseli en 1999 et Anacamptis coriophora en 2004.
Ces deux espèces sont d'ailleurs les seules de notre région à bénéficier d'une protection nationale.
Une troisième, la Spiranthe d'été, également protégée au niveau national, est connue dans la Manche, mais n'a pas été retrouvée en Haute-Normandie.

Epipactis purpurata était indiqué en "statut incertain", c'est à dire que les plantes observées appartenaient certainement à une autre espèce et qu'il y a donc eu erreur d'identification. On sait maintenant que cette espèce est bien présente chez nous avec deux découcertes : Seine-Maritime en 2004 et Eure en 2009

Sur la base de l'Atlas de 1997 il reste donc à rechercher : Pseudorchis albida et Cypripedium calceolus.

Une autre espèce présente autrefois en Basse-Normandie est considérée maintenant comme disparue :Hammarbya paludosa.


Photos : Col des Saisies (73) et col de Balme (74)

Pseudorchis albida




Pseudorchis albida a été signalée près de Rouen par Le Turquier Delonchamp en 1816 ("Paturages de Saint Aignan"). Passy de Courteilles la cite dans le sud de l'Eure et Brouard (1820) dans le secteur de Brionne.
Signalée comme disparue par P. Jacquet dans les départements de l'Orne, Manche et Calvados. 

La dernère station, aujourd'hui semble-t-il disparue,  se touvait près d'Alençon, en forêt d'Ecouves
 
 

******************





François Radigue donne les infos suivantes :

Saint Gervais-du-Perron (Orne) (Gillet) ; la Chapelle-prés-Sées : marais au bord de la Vandre, Gandelain (Orne) : marais près de la ferme de Tinet (Letacq). Montmerrei (Orne)(De Brébisson). J’ai visité cette dernière localité sans y retrouver le G. albida ; à la Chapelle, la lande tourbeuse ayant été asséchée par une plantation de pins. Il est à craindre que notre plante ne soit disparue ; je l’y ai du reste recherchée inutilement, en 1903.

Source : Inventaire des plantes phanérogames et cryptogames vasculaires croissant spontanément ou cultivées en grand dans le département de l’Orne, par M. l’Abbé Arthur-Louis LETACQ (suite)
Bulletin de la Soc. Des Amis des Sciences Nat. De Rouen 1905, 1906, 1907, 1908

 
Cypripedium calceolus
 
 

Signalé en forêt d'Eu en 1803 par Boucher de Crèvecoeur puis par divers auteurs 

Soyons réalistes, il y a fort peu de chance de la revoir chez nous.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Photos : Côte d'Or, sortie SFONorm mai 2009